Coût de maintenance d’un site web : les prix du marché
À titre indicatif, prix constatés sur le marché français et non une offre : un freelance assure la maintenance d’un petit site pour 30–80 € par mois (360–960 € par an) ; une petite agence se situe entre 80 et 300 € par mois ; une agence qui ajoute le SEO, le contenu et les campagnes monte de 300 à 800 € par mois. Hors forfait, l’intervention ponctuelle se facture 60–100 € l’heure, et le TJM d’un prestataire indépendant tourne entre 300 et 600 € la journée.
Le chiffre seul ne veut rien dire. Deux forfaits à 80 € par mois peuvent signifier « je fais les mises à jour et je garde une sauvegarde » ou « je m’occupe de tout et vous avez quatre modifications par mois avec une réponse sous 48 heures ». Ce qui se compare, c’est le périmètre et le délai d’intervention, jamais le prix seul.
Et la maintenance est le seul poste du budget que l’on paie toute la vie du site. Un site à 2 000 € avec un forfait à 100 € par mois coûte 4 400 € au bout de deux ans. C’est là que se décide le vrai coût d’être en ligne, pas dans le devis de création que tout le monde négocie.
Ce que vous payez même sans contrat de maintenance
Il faut d’abord isoler les frais fixes, qui tombent de toute façon : le nom de domaine (8–15 € par an pour un .fr, 10–20 € pour un .com), l’hébergement mutualisé (40–150 € par an) et la boîte professionnelle à votre nom (3–6 € par mois et par boîte). Le certificat de sécurité, le cadenas, est gratuit depuis des années et tout hébergeur sérieux l’émet et le renouvelle seul.
Cela fait 90 à 250 € par an pour que le site reste allumé, et ce n’est pas de la maintenance : c’est l’électricité. La partie domaine est détaillée dans notre guide sur le prix d’un nom de domaine pour un site internet.
C’est précisément là que vit le piège le plus répandu du métier : des forfaits « maintenance » à 20 ou 30 € par mois qui sont l’hébergement sous un autre nom. Une seule question suffit : combien d’heures de travail humain ce forfait inclut-il par mois ? Si la réponse est aucune, ce n’est pas de la maintenance, c’est un loyer.
Ce qu’une vraie maintenance doit couvrir
Les mises à jour, et la vérification derrière. Cœur, thème, extensions et version de PHP. Cliquer sur « tout mettre à jour » n’est pas le travail ; revenir vérifier que le formulaire de contact envoie toujours les mails et que la page d’accueil n’a pas bougé, si. La majorité des sites cassés qu’on nous demande de récupérer l’ont été pendant une mise à jour que personne n’a contrôlée.
Des sauvegardes déjà restaurées. Une sauvegarde jamais restaurée est un fichier, pas une sauvegarde. Demandez la fréquence, si elles sont stockées ailleurs que sur le même serveur, et la date du dernier test de restauration. Pas de date, pas de sauvegarde.
La supervision. Une alerte automatique si le site tombe, si le certificat arrive à expiration ou si un fichier apparaît là où il ne devrait pas. Sans cela, celui qui vous annonce que le site est en panne est un client, en général le lundi matin après un week-end entier de silence.
Les modifications et la vitesse. Combien de modifications sont incluses, sous quel délai, et ce qui se passe un samedi. Plus une revue régulière des performances : un site ralentit tout seul, une photo non compressée et une extension de plus à la fois. C’est ce que couvre le niveau le plus complet de notre plan de croissance digitale.
Pourquoi un site WordPress coûte plus cher à entretenir
Ce n’est pas un avis sur WordPress, c’est de l’arithmétique. Un site WordPress, c’est le cœur, un thème et entre quinze et trente extensions, chacune avec son calendrier de sorties et son propre développeur. Chaque mois il y a quelque chose à mettre à jour, et chaque mise à jour peut en casser une autre.
En dessous il y a PHP, avec sa propre horloge : chaque version reçoit deux ans de support actif puis deux ans de correctifs de sécurité uniquement — cette seconde fenêtre a été allongée en 2024 — avant de ne plus recevoir aucun correctif. Quand cela arrive, l’hébergeur impose la montée de version, un thème acheté en 2019 cesse de fonctionner, et une facture que personne n’avait prévue arrive.
L’autre risque, c’est l’extension abandonnée : toujours installée, plus corrigée, et la porte d’entrée la plus fréquente vers un site de petite entreprise. Faire une fois par an l’inventaire des extensions encore maintenues et supprimer celles qui ne servent à rien est la tâche de maintenance la plus rentable qui existe.
Un site statique — du HTML généré, sans base de données ni extensions — n’a rien de tout cela à corriger. C’est ainsi qu’est construit ce site, et c’est pourquoi sa maintenance consiste en contenu, mesure et surveillance plutôt qu’en réparations d’urgence. Si vous hésitez encore sur la façon de le construire, nous comparons les options dans créer un site internet avec l’IA.
Les pièges du forfait de maintenance
1. Le forfait qui n’inclut aucune modification. Mises à jour, sauvegardes et supervision ; changer un prix sur une page se facture à part, à l’heure. C’est légitime — à condition de le savoir avant de signer, et pas le jour où il faut corriger deux lignes.
2. Les heures qui ne se reportent pas. Deux heures par mois non cumulables, ce sont vingt-quatre heures par an qui deviennent en pratique six ou sept, parce que les mois calmes ne sont jamais capitalisés. Demandez par écrit si le temps non consommé est reporté.
3. La « maintenance » qui est l’hébergement. Le plus courant des cinq, et celui qu’on découvre à la première demande de modification.
4. Le nom de domaine ou l’hébergement au nom du prestataire. C’est celui qui coûte vraiment de l’argent : si vous voulez partir et que le domaine n’est pas à votre nom, vous ne partez pas. Demandez à voir le domaine dans un compte qui vous appartient, avec votre adresse comme contact du titulaire, et exigez que le code de transfert (AuthInfo) vous soit remis sans discussion. Même logique pour un site construit sur une plateforme propriétaire dont on ne peut rien exporter.
5. La reconduction tacite et le préavis. Vérifiez la durée d’engagement, le préavis de résiliation — souvent un à trois mois — et si le tarif augmente au renouvellement. Puis gardez la question qui résume les quatre autres : puis-je récupérer le site et le domaine demain sans rien payer de plus ? Une réponse qui tarde est déjà une réponse.
Ce que la loi vous oblige à maintenir
Un site professionnel doit identifier son éditeur : la LCEN (article 6) impose des mentions légales avec la dénomination, l’adresse, le numéro de téléphone, le RCS ou le SIREN, la TVA intracommunautaire le cas échéant — et les coordonnées de l’hébergeur. Ce dernier point est une vraie tâche de maintenance : le jour où vous changez d’hébergeur, vos mentions légales deviennent fausses, et presque personne ne les met à jour.
La politique de confidentialité doit décrire les traitements réels, pas ceux de l’an dernier. Dès que vous ajoutez un chat, une carte intégrée, un pixel publicitaire ou un nouveau formulaire, vous traitez des données qui n’étaient pas déclarées. L’autorité est la CNIL, et les cookies restent l’un de ses motifs de contrôle les plus fréquents : refuser doit être aussi simple qu’accepter, au même niveau du bandeau.
Depuis le 28 juin 2025, une couche de plus. L’ordonnance n° 2023-859 du 6 septembre 2023, qui transpose la directive européenne 2019/882, étend l’obligation d’accessibilité au commerce électronique et à d’autres services destinés aux consommateurs, avec la DGCCRF comme autorité de contrôle ; seules les micro-entreprises (moins de 10 salariés et moins de 2 M€ de chiffre d’affaires) en sont exemptées. La référence technique reste le RGAA, aligné sur WCAG 2.1 niveau AA — et l’accessibilité se dégrade seule, une image sans alternative textuelle et un PDF scanné à la fois.
Rien de tout cela ne se règle avec une extension et rien ne se fait une seule fois. C’est une revue annuelle des textes, du thème et des contenus que quelqu’un doit avoir dans son calendrier ; si ce n’est pas dans le forfait, ce n’est nulle part.
Combien de modifications par an, réellement ?
Le budget honnête commence par un comptage. Un restaurant change sa carte et ses prix plusieurs fois par an et modifie ses horaires l’été : un forfait avec modifications fréquentes se rentabilise seul. Un organisme de soutien scolaire déplace son planning et ses tarifs à chaque rentrée, deux ou trois séries par an. Un cabinet dentaire met à jour son équipe et ses horaires à chaque arrivée ou départ.
À l’autre bout, un site de services professionnels qui ne publie rien peut passer une année entière avec deux modifications. Payer 100 € par mois pour cela, c’est 1 200 € par an pour deux e-mails : il faut alors un petit forfait de surveillance et un tarif horaire clair, pas un grand plan.
L’erreur inverse est tout aussi fréquente : acheter le forfait de deux heures et découvrir en mars qu’une refonte complète de la carte avec de nouvelles photos consomme l’année. Comptez les modifications que vous avez réellement demandées sur les douze derniers mois et achetez pour cela.
Comment nous procédons
Notre plan est annuel et comporte trois niveaux : Maintenance : Formule Basique, avec des modifications au mois ; Maintenance : Formule Changements Illimités, avec des modifications à la semaine ; et le Plan Croissance, qui ajoute un travail continu sur le serveur et les Core Web Vitals, Search Console et Analytics revus chaque mois, du SEO avec contenu et liens, et des campagnes Google, Meta et TikTok proposées et pilotées par nous (le budget publicitaire reste celui du client). Les prix sont publiés sur la page du plan de croissance digitale.
Il se souscrit au moment de commander le site ou le jour où vous le voyez en ligne, et il se paie à la livraison. Pas après : une maintenance qui démarre deux ans plus tard n’est pas une maintenance, c’est un audit, et cela se facture comme tel partout.
Et si vous ne le prenez pas, il ne se passe rien — c’est la partie qui n’est presque jamais écrite. Le domaine est à votre nom dès le premier jour, les accès sont les vôtres et rien ne se renouvelle à votre insu. Si ce que vous cherchez d’abord, c’est le prix du site, il est sur la page des formules de site internet et dans notre guide site internet pas cher : ce qui se cache derrière le prix.
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